Révélations et Interview exclusive de Chris Carter


Publié le 08/07/2015


Chris Carter, invité du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival), à Neuchâtel, offre au Matin.Ch dans une deuxiéme partie de cette interview ainsi que quelques révélations inédites sur la série :


DECOUVRIR LA PREMIERE PARTIE DE L'INTERVIEW


Et si la sœur de Mulder n'avait pas disparu? 


Mulder n'aurait pas été aussi intéressé par les phénomènes extraterrestres, ce qui est la base de sa quête. Si sa sœur n'avait pas disparu, «X-Files» n'aurait jamais existé.


Et si Scully était une extraterrestre? 


Elle en est une pour Mulder, en quelque sorte, parce qu'elle est sceptique. Il doit être prudent avec elle. J'ai toujours vu Scully comme le soleil autour duquel tournent les planètes de Mulder. Pour moi, Mulder est plus extraterrestre que Scully.


Et si «X-Files» se déroulait dans les années 60? 


Je vois le programme comme une série des années 70. J'étais adolescent dans les seventies, au moment du Watergate. Ce scandale a été une opportunité pour les Américains de réévaluer leurs autorités et, pour moi, «X-Files» constitue la suite de cette réévaluation.


Et si les aliens vous contactaient? 


Ils me doivent bien ça. J'ai été leur meilleur agent publicitaire pendant ces 20 dernières années.

Et si David Duchovny n'avait pas pu reprendre son rôle dans la suite de «X-Files»? 
Il n'y aurait eu aucune raison de faire renaître la série. Il n'était certes plus là dans les saisons 8 et 9, mais il restait présent. La recherche de Mulder était le centre du programme.



Et si la suite de la série ne rencontrait pas le succès? 


Alors on ne continuera pas après les six épisodes prévus. On essaie de ne pas se concentrer sur l'échec, mais sur le succès et la manière de raconter la meilleure histoire possible.


Et si vous n'aviez plus d'idées pour le scénario? 


J'arrêterais. Il n'y a pas de raison de faire quelque chose qu'on ne sent pas ou qui ne nous passionne pas.


Et si «X-Files» ne se déroulait pas aux Etats-Unis? 
Cette série pourrait se dérouler n'importe où, mais ça ne serait pas tout à fait pareil. Aux Etats-Unis, nous avons une relation particulière avec notre gouvernement, notre société est ouverte et nous avons le liberté de poser des questions et de nous exprimer. Si on essaie de faire «X-Files» dans une société plus répressive, ce serait bizarre.


Et si «X-Files» ne s'appelait pas «X-Files»? 


Quand j'ai commencé, je crois que j'avais un autre titre en tête, mais je ne m'en souviens plus. «X-Files» est le meilleur nom, parce que X veut dire l'inconnu.


Et si le FBI vous interdisait de parler de lui? 


Au tout début, des agents du FBI sont venus me voir et m'ont demandé si j'allais parler de quelque chose que personne ne devait connaître. J'ai eu un moment de panique en pensant qu'ils allaient m'empêcher de faire la série, mais il s'est finalement avéré qu'ils en sont devenus fans. Je suis aujourd'hui ami avec certains d'entre eux et en leur parlant, j'ai des idées pour des scénarios.


Et si vous ne deviez choisir qu'un épisode? 


C'est très dur. Il y en a un dont je me sens très proche dans la saison 5. Il est en noir et blanc et Mulder et Scully dansent ensemble à la fin. J'adore cette image.