Le Triangle des Bermudes : une multide d'hypothèses


Publié le 13/07/2015


Le triangle des Bermudes, lieu ayant suscité de nombreux fantasmes, continue de fasciner des chercheurs du monde, en quête d’hypothèses d’explications des phénomènes étranges qui s’y produisent.
 
Certaines disparitions sont demeurées inexpliquées, par exemple le 27 décembre 1948, un avion de ligne se volatilise lors du trajet San Juan- Miami sans laisser aucune trace. Ou encore en 1963, un avion de ravitaillement militaire s’est écrasé sur le chemin de retour à sa base. Que se passe-t-il dans cet endroit du monde ? Comment expliquer ces mystères ? 


Certes, le Triangle des Bermudes connaît certainement les conditions météo les plus difficiles de la planète, mais cela explique-t-il tout ? Par exemple, cette zone connait des ouragans, équivalent à 10.000 bombes atomiques et des vents soufflant à plus de 300 km/h, soient 4 fois une tempête ordinaire.
 
Beaucoup de météorologues sont basés en Floride pour étudier ces phénomènes naturels et les prévenir, grâce à des satellites.
 
Les ouragans les plus dévastateurs se servent d'eau chaude et de vents comme énergies dans le Triangle des Bermudes. Cependant, la saison des ouragans dure de juin à novembre (6 mois) alors que de nombreuses disparitions surviennent en dehors de ces saisons.


Des phénomènes naturels, peuvent-ils expliquer ces accidents ?
 
Il y a les tornades à la trombe (tourbillons) imprévisibles et surtout fréquentes en Floride, avec des vents de 170 km/h. Elles sont dangereuses, mais pas assez pour faire sombrer un navire ni faire se cracher un avion.
 
Les orages accompagnés d'éclairs ont aussi un effet puissant sur l'océan, notamment aux Bermudes (170 km/h) (les avions et bateaux sont protégés contre la foudre).
 
Ainsi que les orages magnétiques qui sont dus aux fluctuations brutales du champ magnétique de la Terre sous l'influence des vents et des éruptions solaires.
 
Les orages magnétiques ou géomagnétiques perturbent l'intensité du champ magnétique terrestre proportionnellement à l'activité et aux rayonnements solaires. Le soleil libère dans l'espace d'énormes quantités de particules qui peut endommager les systèmes radioélectriques terrestres.
 
Les courants électriques crées dans l'ionosphère génèrent des courants électriques dans la croûte terrestre.
 
Les systèmes de communication et de navigation, impliquant le fonctionnement des avions et des satellites, peuvent être perturbés, voire coupés lors des phases d'activités solaires intenses comme les éruptions de classe X (la plus importante jamais enregistrée a été estimée à X28 le 4 novembre 2003).
 
Sur terre, cela peut provoquer des surtensions et des pannes d'électricité générale. Ces phénomènes dangereux ne peuvent pas être anticipés, car les fluctuations de l'activité solaire ne sont pas prévisibles. Si l'on en croit des cas de disparitions aériennes, de nombreux incidents font état d'une défaillance des instruments de navigation et de la radio à bord.
 
En somme, ces phénomènes climatiques peuvent certainement constituer une explication partielle, mais pas suffisante pour expliquer la majeure partie des catastrophes dans le Triangle.
 
Il existe l’hypothèse du Gulf Stream (courant marin chaud) qui transporte les eaux chaudes de l'Atlantique vers l'Antarctique créant un courant marin puissant capable de déplacer des épaves et des débris sur plusieurs kilomètres, et c'est ce qui pourrait expliquer l'absence d'épaves près des lieux d'accidents.


Erreurs de pilotage et désorientations ?
 
Le cerveau humain n'est pas capable de se déplacer à grande vitesse en 3 dimensions au-dessus du sol, même par temps clair. Il est donc possible de confondre le ciel et la mer. Cela est particulièrement le cas lorsque la lumière se reflète à la surface de l'océan. Ce qui est fréquent dans cette partie du monde où le ciel ressemble à la mer. Beaucoup de pilotes pensent qu’il s’agit d’une cause à ne pas négliger.
Ils ne sentiraient pas l’avion descendre (leurs oreilles ne se bouchent pas et on ne se rend pas compte que l'on descend).
 
Cela n'explique cependant pas les mystérieuses disparitions de bateaux.
 
Ces derniers sont en principe tous équipés de RLS (radio valise de localisation des sinistres) et malgré cela, certains n'ont pu être localisés par les gardes de cotes US.


Erreurs humaines et de défaillances mécaniques ?

Par ailleurs, un témoignage des plus étonnant avait était raconté par un promoteur immobilier qui voyageait à bord de son petit avion. Il s’est aperçu que des nuages se transformaient en tunnel d'environ 15 km de long avec des flashs de lumière. Il se sentait en apesanteur, pensant qu'il s'agissait d'une énergie électromagnétique. Finalement il s’est rendu compte que le vol qui devait durer 1 heure avait duré 33 minutes.

John Hutchinson, inventeur très controversé, pense tenir une explication. Il aurait entrepris des expériences sur la lévitation et le métal, avec la combinaison d'ondes radios et de puissants champs électromagnétiques (théorie controversée). Il pense que ces phénomènes physiques pourraient tordre des coques de bateaux et faire tomber des avions. Mais cette théorie n'est ni vérifiée, ni reproduite. 

Forces magnétiques ?

D'autres théoriciens évoquent l'influence des forces magnétiques. C'est-à-dire que la terre est un aimant géant entouré par la magnétosphère, un champ de force magnétique qui part d'un pôle pour rejoindre l'autre. Ce qui explique par exemple les aurores boréales.

Ces lumières sont le fruit de l'énergie du soleil et de particules, entraînés vers les pôles par le champ magnétique de la terre et qui entre en collision avec l'atmosphère. C'est ce champ magnétique qui fait fonctionner les boussoles. Elles pointent toujours vers le nord magnétique (localisation rarement alignée avec le pôle Nord).

Les Bermudes sont l’un des rares endroits du monde où le Nord et Nord magnétique est aligné. Une autre région sur les côtes japonaises connaît le même aléa et les mêmes phénomènes de disparitions mystérieuses.

Cependant, de nombreuses personnes ont du mal à croire qu'un navigateur expérimenté puisse se faire piéger de la sorte.

N'est-ce pas ainsi que le Vol 19 commandé par l'expérimenter Charles Taylor s'est retrouvé a erré dans l'atlantique ?

De récentes études ont montré que la magnétosphère au-dessus du Triangle changeait plus vite, que n'importe où sur la planète.

En 1999, un satellite danois est passé au-dessus des Bermudes à 25000 reprises afin d'analyser le champ magnétique.
Ils comparèrent leurs données avec un satellite américain et s'accordèrent pour dire que le champ magnétique au-dessus du Triangle des Bermudes avait diminué de 3%, soit plus rapidement que n'importe où sur terre. Aucune véritable conclusion approuvée par tous n'a été proposée.

D'autres facteurs climatiques, physiques (Effet Hutchinson), ou les erreurs humaines pourraient s'y ajouter. D'autant plus que les débris supposés d'un avion du Vol 19 ont été beaucoup plus tard  retrouvés dans l'océan. Il ne s'est donc pas volatilisé, ni traversé d'espace-temps apparemment.

Des pêcheurs affirment avoir même aperçu des lumières dans le ciel et leur moteur de bateau s'arrêter.


Et les ovnis dans tout ça ?

Rappelons-nous de ce qu'avait dit Charles Taylor lors de son dialogue avec la tour de contrôle : " Ne cherchez pas à me rejoindre! Ils ressemblent à.... ". De qui voulait-il parler ?

Christophe Colomb prétendait avoir aperçu des lumières dans le ciel des Bermudes.

Ses boussoles ont dysfonctionné lorsqu'il s'est trouvé dans cette partie du monde. 


Réactions d’hydrates de gaz ?
 
Enfin, « Il existe une théorie selon laquelle les incidents répertoriés dans le Triangle des Bermudes résultaient de réactions d’hydrates de gaz » selon le chercheur de l'Institut Trofimuk, Igor Yeltsov.
 
Dans le fond de l'Atlantique, dans la région des Bahamas, de la Floride et des îles Bermudes, sont concentrées d'énormes quantités d'hydrates de gaz, d'après Anatoli Nesterov, directeur adjoint de l'Institut de la cryosphère de la Terre, dépendant de la Section sibérienne de l'Académie des sciences russe. Lorsqu'il s'y produit des mouvements de terrain, des fractures tectoniques se forment et des hydrates de gaz commencent à se décomposer.
 
Il se dégage alors de grandes quantités de gaz qui, mélangées à l'eau, en abaissent localement la densité. Si un navire entre dans ce milieu, poursuit le chercheur, il rencontre des eaux où la poussée d'Archimède est bien plus faible... et il coule. Le même effet destructeur survient lorsqu'un avion est pris dans un nuage de méthane, formé par le dégagement de ce gaz dans l'atmosphère. La portance des ailes est brutalement réduite et l'avion chute.
 
Cette hypothèse, convient Anatoli Nesterov, n'est pas prouvée scientifiquement. Mais la présence d'amas d'hydrates de gaz dans les eaux de l'Atlantique a été confirmée lors du programme américain de forage à de grandes profondeurs réalisé au milieu des années 1980.