Le mystère médical du siècle : Gloria Ramirez

Gloria Ramirez

Publié le 16/07/2015


L'histoire ci dessous est certainement la curiosité biologique du siècle ! Chris Carter s'en est même inspiré pour l'épisode "les hybrides" de la saison 1. 

Le samedi 19 février 1994, Mme Glora Ramirez, 31 ans, mère de 2 enfants arrive à l'hopital de Riverside Général de Californie.

Elle souffre de douleurs à la poitrine et de vomissements. Sa peau était recouverte d'une étrange péliculle huileuse. Au bout de d'une demi heure de soins, Mme Ramirez est victime d'un arrêt cardiaque.

Les infirmières présentes, Sally Balderas et Susan Kane et 2 autres, s'occupèrent des procédures respiratoires avec l'aide des médecins Maureen Welch, Julie Gorchynski et Humberto Ochoa.

Au bout de 15 minutes, toute cette équipe, à l'exception de Humberto Ochoa, s'éffondra inconsciente.


De lourdes conséquences

C'est Sally Kane, qui déclencha sans le faire exprès ce processus, en effectuant une prise de sang sur Mme Ramirez.

Une forte odeur d'ammoniaque se dégageait du sang du patient. Kane s'éffondra en premier. Le docteur Gorchynski fut le second à tomber, puis Welch, les 2 infirmières et Balderas. 

Ochoa se retrouva seul, ne semblant pas être incommodée par les émanations. 

Les conséquences furent lourdes pour le personnel présent dans la salle ce jour là : 

- Gorchynski : de fortes difficultés respiratoires, spames musculaires, circulation sanguine difficule. 1 semaine de soin intensif.

- Balderas : 10 jours d'hospitalisation pour vomissements, maux de tête, douleurs abdominales.

- Les 2 infirmières : apné du sommeil

La contamination

Le dossier de Ramirez indiquait qu'elle avait un cancer des cervicales. Elle prenait des médicaments contre la douleur et un anti-nauséeux. Rien qui explique le dégagement que son sang a engendré..

Après analyse, son sang comportait des cristaux jaunes. Ces mêmes cristaux se retrouvèrent ensuite dans le sang de Gorchynski.

Mais que s'est il donc passé ?

Le corps humain peut dans certain cas comme après ingestion de cyanure, de strychnine ou d'organo-phosphate, produire des vapeurs toxiques. 

Mais rien concernant le cas Ramirez. Les analyses ne donnèrent rien !

L'autopsie

Peu de temps après Gloria Ramirez décéda. Son autopsie se déroula sous très haute sécurité. Les médecins étaient sous combinaisons, communiquaient par radio et le corps était dans un sac hermétique. 

Des pathologistes se relayèrent toutes les 30 minutes chacun restant ensuite une demi-journée en quarantaine et sous observation médicale. 

Toute cette opération était suivie par un corps médicales, à distance, grâce à un circuit TV.

Des prélèvements furent récupérés sur le corps. Celui ci sera stocké dans un container hermétique jusqu'au 20/04/1994, date de la mise en terre du corps.

Les conclusions de l'autopsie indiquèrent que Gloria Ramirez était décédée suite à un problème rénal causé par son cancer.

Mais absolument rien ne pouvait expliquer ce qui s'était produit.


Les différentes pistes plausibles

Le système de ventilation de l'hopital fût vérifié et mis hors de cause. 

Le magazine Fortean Times, effectua sa propre enquête. Il découvrit que Gloria Ramirez utilisait probablement de "la phénocyclidine (ou poudre orange).

La théorie était la suivante : ce produit peut s'auto-administrer en utilisant un liquide qui transporte la subsante jusque sous la peau et dans le sang. Cela pouvait expliquer la péliculle huileuse sur la peau.

Cette subsante est connue aussi pour dégager des odeurs différentes d'une personne à l'autre (odeur de poisson, ail ...) 

Mais même si cette théorie apporte certaines réponses, il en reste bien d'autres en suspend : 

- Pourquoi n'y a t il pas eu d'autres cas suite à l'ingestion de ce produit ?

- Pourquoi les vapeurs étaient elles si toxiques ? 

- Comment expliquer l'apparition des cristaux dans le sang de la victime et du médecin ?


A ce jour, aucune explication n'aura permis de faire la lumière sur le cas de Mme Ramirez...