Hausse des enquêteurs sur le Paranormal en Inde


Publié le 24/05/2015


Le média Hindustantimes met en lumière le sujet du paranormal qui est en pleine progression, voir même professionnalisation en Inde.

Saurabh Singh est un pilote professionnel qui vient de vaincre une peur profonde. Il s’agit de la peur de l'obscurité et de ce qu'il pourrait rencontrer dans les profondeurs de son âme pendant des années.
 
Jusqu'à il y a quelques mois, il n’aurait pas été capable de dormir sans lumière dans sa chambre. Un stage de trois mois d’études dans le domaine du paranormale aurait changé tout cela.
 
« Ces cours m'ont inculqué des connaissances au sujet des fantômes ainsi que concernant la manière d’interagir sereinement avec eux. Maintenant, je dors paisiblement dans l'obscurité » dit Singh.


Un nombre croissant d’Indiens se sont inscrits à ce type de formations en « sciences paranormales » dans des instituts ayant proliféré à travers l'Inde. Le coût de ces formations n’a même pas découragé les gens, soit Rs 75 000.
 
Singh raconte : « Quand j’ai commencé à étudier le Paranormal il y a quelques années, le mot « paranormal » n’était pas familier pour tout le monde. Je suis heureux que tant de gens commencent à porter un intérêt pour les enquêtes paranormales. Les fantômes sont rien d'autre que des consciences humaines sans corps physiques », dit Delhi-basé Gaurav Tiwari, le plus célèbre chasseur de fantômes du pays.

 
La Paranormal Society gère le groupe de recherche et d’enquêteurs sur les fantômes et le paranormal (GRIP) et l’académie compte environ 3700 «diplômés ».
 
Cela comprend une formation à l'utilisation de dispositifs de chasse de fantômes, l’utilisation de compteur de champ électromagnétique, infrarouge, thermomètre, caméras à spectre complet, etc.
 
Ceux-ci peuvent détecter des changements dans les champs électromagnétiques et au niveau des températures de manière à obtenir des indicateurs de l'activité paranormale.
 
Tiwari raconte avoir observé de tels activité l'an dernier dans la cour de Delhi Karkardooma où les avocats se sont plaints d’événements inexpliqués durant la nuit. « Les avocats ont installé des caméras de vidéosurveillance et un jour, aux alentours de 23h55, ils ont vu tous les ordinateurs s’allumer. »
 
Ils ont également vu une lumière brillante sous la forme d’une boule. Quand je fus contacté pour mener mon enquête après quelques jours, j’ai installé des ballons sur chaque ordinateur et commandé à haute voix (à une entité paranormale suspectée) de basculer sur les ordinateurs, de déplacer les ballons de gauche et droite, et d'ouvrir le navigateur Web. Toutes ces commandes ont été exécutées. Notre système électronique d’enregistreur de voix a également enregistré une voix qui leur a demandé de «sortir». L'endroit était vraiment hanté ", a-t-il dit.

Environ 50 équipes indiennes sont à la poursuite de ces événements paranormaux, dont de nombreux médecins et des ingénieurs.
 
Soumen, basé à Kolkata, est un ingénieur en mécanique qui a été attiré par le paranormal pendant les cours de spiritualité dans son école où «l'âme» était un mot souvent répété par ses professeurs.
Comme Tiwari, il croit aussi que les fantômes sont les fruits de la conscience humaine. "Les fantômes tentent simplement d’achever la tâche qu’ils ne leur ont pas été possible de remplir durant leur vie. Cela se produit généralement quand quelqu'un meurt dans un accident ", dit Somen, qui a fondé la Société Paranormal d’Inde (PRSI) avec un ami avocat.
 
Les signes les plus courants de hantise, dit-il, sont les ombres et bruits inexpliqués, le sentiment d'être observé, des boules de lumière inexpliquée, bruits de pleurs, empreintes de mains inexpliquées, etc. « Mais dans 90 % des cas que nous traitons, il n'y a pas de véritable hantise », dit Soumen.
 
Un Dentiste basé à Bangalore, Rahul Kumar, et enquêteur paranormal déclare que la science ne peut pas tout expliquer. « Beaucoup de conditions comportementales et physiques de l'homme se trouvent au-delà des limites de la science médicale. Il y a beaucoup de médecins dans notre équipe et d'enquêteurs paranormaux qui discutent de cas que la science médicale ne peut expliquer », affirme Kumar.