Cryptozoologie, manifestations surnaturelles et conscience : les troublantes corrélations


Publié le 09/06/2015


La cryptozoologie désigne la recherche des animaux dont l'existence ne peut être prouvée de manière irréfutable. Ces formes animales sont appelées cryptides.
 
Cette science des créatures dont l’existence n’est pas démontrée de manière irréfutable étudie particulièrement des cas tels que le Bigfoot, le monstre du Loch Ness, le Chupacabra, les créatures ailées...
 
Les cryptides ont longtemps nourri le folklore local, des Alpes à la Papouasie.

Ce texte a pour objectif de mettre en lumière les corrélations étroites entre différentes manifestations dites surnaturelles et la conscience.

Chupacabra (Amérique centrale et du Sud)

Il a surtout terrorisé l'île de Porto Rico où se trouve notamment l'observatoire d'Arecibo.
Il est décrit comme mesurant moins d'un mètre avec des petites pattes et des grandes ailes. La créature aurait une petite tête, avec deux trous à la place du nez et une bouche à peine visible ainsi que deux yeux rouges. Selon certaines descriptions, elle porterait une crête sur le dos.

Mokele-mbembe (Congo)

Les tribus congolaises racontent que les voyageurs qui parcourent le fleuve Congo doivent prendre garde au Mokele-mbembe. Il privilégierait la terre au lieu des eaux profondes, ce qui expliquerait autant les traces de pas géantes rapportées par les riverains ainsi que les attaques violentes dont ils seraient victimes sur les pirogues. Il ressemblerait à un dinosaure, le diplodocus, avec un long cou et de courtes pattes.

Tatzelwürm (Région des Alpes)

Un reptile venimeux se cacherait dans les Alpes. Il serait long de 50 à 90 cm, cylindrique et couvert d’écailles. Il provoquerait la mort d’une simple morsure. Ce serpent est réputé agressif dans le folklore local alpin en France, en Suisse ou même en Slovénie. Il porte plusieurs noms différents tels que Arassas, Lindwurm, Kuschka…
Il serait pourvu de deux pattes avant, de griffes, et aucune à l’arrière. De nombreux promeneurs prétendent l’avoir aperçu dans des grottes à flanc de montagne.
Ropen (Nouvelle-Guinée)

Cet énorme lézard aurait souvent été aperçu en train de survoler la Papouasie-Nouvelle-Guinée : le Ropen. Possédant une envergure d’environ 7m, il se déplacerait surtout la nuit.
On le décrit comme ayant deux signaux lumineux situés à la base de ses ailes qui lui permettrait, selon certaines théories, d’attirer du poisson. Des légendes papoues affirment que le Ropen descend parfois près des lieux de sépulture afin de se nourrir de chair humaine… Des cryptozoologistes y voient un descendant du ptérosaure, un dinosaure ailé éteint depuis 65 millions d’années. D’autres évoquent plutôt l’hypothèse de la chauve-souris géante. 
Tsuchinoko (Japon)

Depuis le 7e siècle, des témoins rapportent avoir aperçu en forêt ce reptile de près de 1 m et capable de bondir de un mètre dans les airs, alors que d’autres racontent qu’il se replie parfois sur lui-même en se mordant la queue afin de former un anneau. Il serait surtout présent dans la culture populaire au Japon.
The Mothman

L'homme-papillon (ou homme-phalène) est une créature ailée qui aurait été vue dans plusieurs pays, notamment à Point Pleasant dans l'État de la Virginie-Occidentale, aux États-Unis, en 1966. 

Il est identifié à de nombreuses entités d'aspect similaire, tels que les garudas asiatiques ou les oiseaux-tonnerre amérindiens, et ses apparitions sont considérées comme une des formes d'un phénomène mondial comprenant les apparitions mariales et les ovnis.
Le Yéti et le Bigfoot (ou Sasquatch)

Le yéti est une créature anthropomorphe du folklore de la région himalayenne (Népal, Inde et Tibet). Il a de nombreux équivalents dans d'autres régions du monde, dont le Bigfoot en Amérique du Nord ou l’almasty dans le Caucase.

Comme pour le Mothman, le "grand anthropomorphe velu" a souvent été remarqué à proximité de lieu d'observation d'ovnis. S'agit d'un seul et même phénomène qui serait à l'origine de ces manifestations ?


Constats et points communs : Cryptides, ovnis et apparitions mariales…

L’un des dénominateurs communs à ces rencontres rapprochées entre des cryptides et des êtres humains est que ces derniers prétendent souvent se sentir paralysés à la vue de ces créatures.
 
Nous retrouvons cet invariant, appelé "Facteur Oz", lors d’observations d’ovnis, apparitions mariales, rencontres du 3em type avec des êtres humanoïdes ou hommes en noir par exemple.
 
Le facteur Oz se traduit par une dépréciation sensorielle. Le témoin, plongé dans un état altéré de conscience, a l'impression d'entrer en contact avec une autre dimension. Un sentiment de dissociation et d'éternité, d'abandon direct de ses perceptions sensorielles assaille le témoin qui pénètre dans un état silencieux, éternel et onirique.
L'environnement du témoin reste néanmoins le même malgré la disparition des personnes aux alentours et une atmosphère étonnante semblerait régner. Comme si la conscience du témoin accédait à une autre réalité.
 
Dans le cadre de nos enquêtes sur des cas d'observations d'ovnis ou de rencontres avec des hommes en noirs, on retrouve souvent ce "Facteur Oz" que nous décrivent les témoins et comparable aux EMC (états modifiés de conscience).


Dans un article intitulé "Épistémologie de l'insaisissable" de Fabrice Bonvin (spécialiste du phénomène ovni et plus particulièrement du rapport entre ovnis et écologie), il rappelle que les EMC peuvent par exemple être induits à volonté, par la prise, de dimethyltryptamine (DMT).
 
La diméthyltryptamine ou DMT est une substance psychotrope puissante (présente dans des plantes telles que les psychotria ou Anadenanthera).
 
Par exemple, l'ayahuasca, qui est un breuvage à base de lianes consommé traditionnellement par les chamanes des tribus indiennes d'Amazonie, contient de la DMT et leur permet justement de connecter leurs consciences ainsi que celles des experiencers à l’ensemble du cosmos et d'autres plans de réalités.

Ce type de protocole est aussi utilisé par ces « techniciens de la conscience » lors de processus de guérison,…

Fabrice Bonvin déclare : « Dans un ouvrage de pharmacologie, il est écrit que les effets induits par la prise de DMT sont comme "un transport instantané dans un autre univers". Sous influence de DMT, il arrive que des sujets rapportent leurs interactions avec des "êtres" provenant d'univers parallèles, ce que Terence McKenna appelle "an ecology of souls". Dans certains cas, il s'agit d'"elfes". Rappelons que Evans Wentz a décrit le royaume des fées, elfes et autres intelligences "comme un état supernormal de conscience dans lequel les hommes et les femmes peuvent entrer temporairement dans les rêves, transes et d'autres circonstances extatiques". La prise de DMT est une des manières d'entrer dans un état extatique (Meyer, 1995)… » Il rappelle que : « Non seulement nos images du monde social sont un reflet des événements du monde social, mais les événements mêmes du monde social peuvent être des reflets et des produits de nos images du monde social" (Snyder & Swann, 1978, p. 160). »

Selon lui, il est évident que le phénomène ovni ou même les rencontres avec des cryptides ne se résument pas à une simple affaire d’engins formés de tôles et de boulons en exploration sur terre ou d’animaux échappés d’un laboratoire !
 
Il ajoute que ces phénomènes relèvent d'une nature extrêmement complexe et que l’on peut donner raison à John Mack quand il écrivait, à propos des enlèvements dits extraterrestres, qu' « il est impossible de comprendre, et encore moins d'expliquer, ce genre d'expériences, si l'on s'en tient à la conception habituelle de la réalité ».
 
Ces phénomènes semblent se localiser dans une dimension ou plan de réalité qui échappe à notre monde et réalité matérielle. Une certaine ouverture de conscience semble être nécessaire pour les capter.
Nous vous proposons justement de découvrir l’excellent ouvrage paru en avril 2015 et intitulé "Ovnis et Conscience".

Il traite rigoureusement des aspects relatifs à la conscience. Des contributeurs de renoms dans leur domaine y ont notamment participé.

 
Une grande majorité de témoins parfaitement intégrés socialement et sains psychologiquement vivent plusieurs fois dans leur vie d’une panoplie de "phénomènes paranormaux" différents : ovnis, la vierge, MIB, Cryptides, Défunts…
 
Nous retrouvons certaines constantes chez ces expériencers qui sont parfois artistes, proches de la nature et de l’environnement, et probablement dotés d’un niveau de conscience leur permettant d’accéder plus facilement à ces « royaumes de l’invisible ».

Nous vous proposons de découvrir des extraits inédits de l’interview accordée par le célèbre scientifique Jacques Vallée au média Ovnis-Direct en février 2014 et dont certaines réponses ont un rapport direct ou indirect avec les sujets évoqués précédemment :

En quoi la conscience et les Ovnis sont-ils reliés ? Quel rôle joue la conscience dans les manifestations Ovnis ?

JV :
« On a longtemps vu les ovnis comme des vaisseaux spatiaux classiques, conformes à la science-fiction des années 40 et 50. Cette interprétation a la vie dure : en France en particulier, où les récentes percées de la parapsychologie sont mal connues, on considère les effets psychiques rapportés par les témoins soit comme des preuves de faiblesse mentale, soit comme des effets électromagnétiques secondaires et accidentels. Pourtant, au fur et à mesure que la documentation s’améliore, on découvre que les aspects physiques du phénomène sont aussi négociables que ses effets psychiques : tout se passe comme s’il prenait le contrôle d’une zone donnée, y compris les perceptions des témoins. C’est cette constatation qui avait découragé Aimé Michel. »

Quelle opinion avez-vous au sujet des évolutions actuelles de la physique quantique ? Selon vous, serions-nous proches de découvertes permettant d’expliquer en partie certains phénomènes liés aux ovnis ?
 
JV : « La question est légitime, d’autant plus que les recherches sérieuses sur le fonctionnement de la conscience sont devant le même problème. A partir du principe de non-localité on doit se demander si la pensée ne se transmet pas instantanément (plutôt que par ondes électromagnétiques, comme dans les recherches soviétiques de la période 1930-1940 ou les travaux des scientifiques français et anglais du début du dernier siècle avec la « radio mentale »). Il serait donc possible d’entrer en contact avec d’autres formes de conscience, et des êtres capables de se déplacer dans l’espace pourraient nous influencer à distance, ou même nous faire percevoir des scènes imaginaires.
À vrai dire, il me semble que dans leur enthousiasme ces chercheurs mettent un peu la mécanique quantique à toutes les sauces : comme ses mécanismes restent mystérieux, on peut lui faire expliquer une foule de phénomènes de manière abusive. Je suis plus intéressé par les nouvelles idées sur la physique de l’information, comme je l’ai dit plus haut. Si l’espace-temps est un effet secondaire de notre conscience et une illusion physique, alors le problème des phénomènes liés aux ovnis se pose d’une manière beaucoup plus fondamentale. »
 
La physique et la cosmologie de ce début du XXIe siècle sont en crise et cherchent de nouveaux modèles pour représenter l’univers : multivers, univers multidimensionnels, repliés, feuilletés, etc.  Êtes-vous attentif à cette crise, et celle-ci alimente-t-elle votre réflexion sur l’origine des OVNIS ?
 
JV : J’ai suivi de près ces travaux, d’abord en astrophysique à l’Université du Texas qui a été un des principaux centres de recherche cosmologique, puis à Stanford et au SRI. Le résultat a été mon livre « Autres Dimensions » car les ovnis nous offrent entre autres l’opportunité de poser cette question de la structure de l’univers. Plus récemment j’ai fait une conférence TED sur le sujet de la physique de l’information, dans le cadre d’une rencontre à Bruxelles sur les 60 prochaines années, période qui mettra ces travaux au centre de la recherche, à mon avis.
 
Il parait que vous avez beaucoup enquêté ces derniers mois sur une recrudescence de cas de témoignages sur les cryptides aux USA. Pourriez-vous nous en parler ?
 
JV : « C’est un sujet que j’ai longtemps mis de côté, d’abord parce que je n’ai pas de compétence en biologie ou zoologie, et surtout parce qu’il me paraissait indépendant des observations que j’étudiais. J’ai été forcé de revenir sur cette position à la suite de plusieurs séries de témoignages où des phénomènes crypto-zoologiques étaient co-localisés avec des observations d’ovnis bien documentées.
En 2012 et 2013 j’ai fait plusieurs voyages en Utah avec le professeur Frank Salisbury, un éminent biologiste qui a notamment travaillé avec la NASA sur la botanique en microgravité. Nous avons parcouru la chaîne des Uintah et plus tard le bassin semi-désertique qui s’étend de Vernal à Fort Duchesne, pour rencontrer les témoins de ces événements, qui étaient des ranchers, des industriels et des policiers (y compris la police tribale). En général ces témoignages ne sont pas publiés, ce qui rend indispensable un travail de terrain pour retrouver les gens et les écouter. Ces voyages m’ont appris que l’observation de ces créatures était à prendre au sérieux. Comme vous le savez peut-être, des observations semblables ont été rapportées en France. »
 
Découvrez ICI l’interview intégrale.